Amélie, 15 ans. Partie trop tôt. Bien trop tôt.
C'est épouvantable. Intolérable. Injuste.
Les mots manquent face à tant de cruauté, et de bêtise.
Tu seras dans nos coeurs désormais ma belle, au plus profond. Chaque jour qui s'écoluera, nous aurons une pensée pour toi, nous te dédierons chaque lever de soleil, chaque coucher, chaque première étoile aperçue, je ne sais pas, mais chaque jour de ce qu'il nous restera à vivre, nous penserons à toi, telle l'icône d'une génération prometteuse brisée par la mort. Mort de l'une des leurs.
RIP Amélie, on pense fort à toi, et aux tiens, et je ferai tout mon possible, pour que ta mort serve à quelque chose.
Voici l'article du Sud-Ouest, éclairant les circonstances de cette mort tragique, et tellement injuste...
Drame à l'arrêt de bus
par Christine Heim
Un terrible accident a causé la mort d'une jeune fille de 16 ans, hier au petit matin, sur la départementale 5, au Change. Accompagnée de son petit frère et de sa petite s½ur, Amélie Broussillou s'apprêtait à prendre le bus comme tous les matins, au lieu-dit Blanzac. Le père de famille venait de les déposer le long de la départementale. Au moment de traverser la route pour rejoindre l'abribus, la jeune fille a été percutée par une voiture qui roulait en direction du Change. Malgré les secours qui lui ont été rapidement portés, en particulier par une jeune fille pompier volontaire, témoin du drame, elle n'a pas survécu.
Issue d'une famille connue et anciennement installée au Change, où vivent également oncles et cousins, la jeune fille, scolarisée au lycée Picasso de Périgueux, devait fêter ses 17 ans le mois prochain.
La mairie du Change avait détaché hier une de ses salariées, voisine de la famille, afin qu'elle reste à leurs côtés et tente de les soutenir.
D'après les premiers éléments de l'enquête de gendarmerie, le conducteur n'aurait pas vu l'adolescente traverser la route. Parmi les explications avancées, figure d'abord la présence d'un épais brouillard. Les enquêteurs soulignent également l'absence d'éclairage public et de passage piéton à cet endroit. Placé en garde-à-vue, le conducteur du véhicule, un homme de 35 ans, domicilié à Clairvivre, où il travaille également comme stagiaire, a été remis en liberté.
Soutien psychologique.
Au moment du drame, un groupe d'une demi-douzaine d'élèves attendait le bus pour se rendre à Périgueux. Très choqués, ils ont été pris en charge dans leurs établissements respectifs par une cellule d'écoute, mise à disposition par le service santé scolaire, composée d'un médecin, d'une infirmière et d'une assistante sociale.
Ces professionnels sont intervenus au collège Clos-Chassaing, où sont scolarisés le frère et la s½ur de la victime et où elle était elle-même élève jusqu'à l'an dernier, ainsi qu'au lycée professionnel Picasso où elle avait fait sa rentrée en septembre. « Ils sont à l'écoute des témoins du drame et des amis de la victime, indiquait hier l'inspecteur d'académie Jean-Michel Coignard. Nous sommes tous meurtris par ce drame. C'est un scandale qu'un enfant soit victime d'un accident de la route. »
Parallèlement, une cellule d'écoute composée de psychologues est mise en place au centre hospitalier. Elle pourrait accueillir ces prochains jours les personnes qui en font la demande."